Il est temps de partir. Si nous voulons être à l’heure é l’aéroport il faut se mettre en route. Le vol Genève-Marrakech s’envole à l’heure et se déroule sans problème majeur. Rien de particulier à signaler jusqu’au moment où la réalité de l’administration marocaine se rappelle à notre bon souvenir. Le passage de la douane se révèle être une véritable plaie. Nous nous insérons dans l’une des nombreuses files de touristes qui comme nous aimeraient débuter leur vacances. Loin devant nous, une charmante douanière s’acharne à nous pourrir la vie. Elle prend un malin plaisir à éplucher en détail tous les passeports qui lui sont présentés. Et malheur à celui qui s’impatiente et se risque à faire un commentaire. « Si vous trouvez que la file est trop lente, changez de file » leur dit elle avec le sourire. Il nous faut une bonne heure de patience pour enfin pouvoir passer. Nous allons pouvoir tracer la route en direction de Zagora… c’est sans compter sans la rapidité des agents Europcar du lieu. Après une demi heure d’attente, Paulon pète un câble et les choses s’accélèrent enfin.

En voiture vers Zagora. On connaît la route. Pas de surprise à attendre. Première halte au sommet du col du Tichka. Dominique, Philippe et Claude font connaissance avec notre ami Laurent Gremaud (cf. premier voyage). Claude se laisse même tenter par quelques emplettes qui ne lui coûtent presque rien. Grâce à ses qualités commerçantes, il arrive en un rien de temps à acheter trois chechs, pour une somme plus que dérisoire et un paquet de cigarettes. Les commerçants du Tichka espèrent qu’il s’arrêtera au retour. Encore un ou deux clients comme lui et il pourront prendre une retraite bien méritée.

Dans la descente du col, Eric réussit une superbe doublé, excès de vitesse et coupure de ligne blanche juste devant le nez de pandores locaux. Paulon, pour ne pas être en reste, s’arrange pour se faire coller également. Heureusement, notre expérience du pays nous permets de nous en tirer pour un tiers de la somme initialement prévue. A peine repartis, nous somme arrêtés par Ahmed. Il est en panne sur le bord de la route et nous demande de le conduire à Zagora. Il est tellement content que nous l’ayons pris que nous sommes devenus ses amis. Il nous conduit chez lui pour nous offrir le thé de l’amitié. C’et bizarre, il habite un dépôt de caravanier berbère qui ressemble à s’y méprendre à un souk.

Le thé de l’amitié avalé, nous reprenons enfin la route et nous arrivons au palais Asmaa de Zagora à la nuit tombée.

Un bon souper et au lit

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